On parle du pire de LinkedIn, le réseau social des trous du cul à l’esprit start-up, avec Disruptive humans of LinkedIn

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Salut Disruptive humans of LinkedIn ! Derrière ce nom se cachent deux personnes animant un compte Twitter qui partage le pire des posts LinkedIn francophones. Continuez-vous le travail de miroir de la start up nation entrepris par le regretté tumblr Personal Branling (PB) ?

Peter : Ca ne te dérange pas si on fait une petite minute de silence en mémoire de PB et de Tumblr ? Sinon, plus sérieusement, on est dans la continuité. Le gros avantage qu’on a par rapport à lui, c’est que la start-up nation n’est plus un peuple nomade des internets, elle a maintenant son propre pays, ses règles, ses leaders et ses maîtres à penser. Linkedin est le propre miroir de ces gens qui connaissent le sens de la vie, la réussite et l’épanouissement. On s’amuse juste à refléter le pire de ce qu’on y trouve.

Steven : Je ne connaissais pas PB (pour moi c’est un footballeur de l’US Orléans Loiret) mais en effet on est complètement dans la continuité. Je ne pouvais pas croire que personne n’avait eu l’idée avant nous donc je ne suis pas étonné.

Contrairement à PB vous ne cachez pas le nom des personnes que vous screenez. Simple flemme ou réelle volonté de montrer au grand jour la stupidité corporate de certains ?

Peter : Ca a été un choix. Sur nos premiers posts, on a hésité. Tu peux encore d’ailleurs les trouver : on avait mis de gros ronds rouges sur les têtes de nos champions. Et puis on s’est dit que Linkedin était public et qu’il était temps qu’ils comprennent que lorsqu’on publie des inepties pareilles, tout le monde est en mesure de les voir et de les juger.

Steven : On passe peut-être pour des gauchos mais nous ne sommes pas aussi fainéants. Si tu remontes aux toutes premières publications en effet on masquait les noms. Finalement on s’est dit que pour nous pondre des âneries pareilles ces crétins n’avaient peur de rien et sûrement pas d’un peu de publicité.

Greg Logan, l’homme qui pète avec la bouche, est-il toujours le boss ultime du LinkedIn jeu ? Car récemment Oleg Vishnepolsky a fait très fort en cumulant plus d’un million de followers avec des posts où il tente de se faire passer pour la Mère Thérésa du réseau social. Alors… C’est qui le patron ?

Peter : Greg a fait très très fort ces dernières semaines avec son hashtag/concours #Daretheimpossible. Même si je pense que la plupart des participants devraient revoir la définition de “impossible” : “Merci Greg pour cette opportunité, j’ai décidé de participer à #Daretheimpossible, mon objectif : trouver un travail d’ici un mois”. Aucun utilisateur francophone de Linkedin n’a pu manquer les dizaines de posts dans ce genre. Le champion des champions restant le type qui s’est fixé comme challenge de rencontrer Greg.
Pour le moment, c’est Greg le patron. Mais il ne faut pas oublier Maxime Barbier qui ne rôde jamais très loin et les autres challengers tout aussi intéressants comme Michael Aguilar (AKA. ton oncle de droite malaisant).



Steven : Malgré les Maxime Barbier, Sarah Lazri, Michel Aguilar et toute la clique, clairement Logan règne sur le LinkedIn francophone. Il a tellement su fédérer une secte de décérébrés qu’il ne se casse même plus la tête à trouver du contenu. Ce stakhanoviste se contente désormais de caler des citations Evene sur ses photos de vacances pour engranger les likes.
Oleg je t’avoue que je le vois passer de temps en temps mais si on commence à se plonger dans le LinkedIn anglophone on peut dire adieu à toute vie sociale tellement il y a de lisier à pelleter.

LinkedIn ayant développé une culture de la performance professionnelle dans ce qu’elle a de plus caricatural, certains s’amusent aujourd’hui à créer de faux profils pour tromper tous les adorateurs de cette enflure de Steve Jobs. Arrivez-vous facilement à distinguer les fakes des vrais trous du cul ?

Peter : Quand on a commencé la page, on se faisait avoir facilement, on voyait un post marrant, on sautait à deux pieds joints dedans. Maintenant, on a plutôt bien identifié les membres de la résistance interne au réseau, de Arthur Touzemoune à Walter Laouadi.
C’est plutôt dans l’autre sens qu’on s’interroge. On pense avoir affaire à des fakes et en réalité, ça n’en est pas. Le dernier en date, c’est certainement Sabia Mokeddem qui avouait espionner ses employés via le réseau social qu’elle avait mis en place dans son entreprise. Je t’assure que quand la présentation de la personne commence par :

“Je suis Sabia Mokeddem, j’aspire dans ma vie à devenir quelqu’un aux yeux de la planète entière en révolutionnant l’éducation dans le monde, l’éducation est un des grands échecs de la société mondiale, à offrir aux adultes et enfants l’accès à une éducation de qualité pour tous, ainsi je développe une offre de formations, recherche et de futures universités mondiales qui influenceront le monde de l’éducation dans la bonne voie ainsi que le futur des sociétés dans le monde. “

Tu doutes.

Steven : A ma connaissance on s’est fait avoir deux fois en dix mois donc on considère avoir développé une certaine expertise. C’est très facile de déceler un troll car souvent le profil n’est pas très travaillé et les photos viennent de banques d’images. Le plus casse-pied ce sont les types qui n’arrêtent pas de nous mentionner sous des captures de Walter Laouadi ou de Théodore Minutovski en pensant avoir trouvé la perle rare alors qu’une taupe avec la cataracte pourrait déceler le fake.

Cela fait quoi de se faire traiter de mouton par Christopher Piton, l’homme aussi vide que ses chapeaux ?

Peter : Ahah, ça faisait un moment qu’on le voyait traîner sur Linkedin, mais comme tu le dis si bien, il est tellement vide qu’on a eu du mal à trouver quoi dire sur son contenu. Quand est venu le jour où on est parvenu à faire un tweet sur lui, il a pris la mouche. Depuis, il s’est lancé dans une croisade contre nous. On a eu l’honneur d’être gratifié d’un « laissons les trolls cracher en l’air ils finiront bien se mettre un mollard dans l’oeil ».

Steven : On assume. Même notre bon Président a des détracteurs incapables d’apprécier son génie.

Avez-vous déjà été contacté par un utilisateur de LinkedIn voyant son post screené et partagé par vos soins ?

Peter : On l’a été une fois en MP. Mr X était extrêmement mécontent et a fait fermer notre twitter pendant deux heures. Le temps qu’on supprime notre tweet. Mais depuis quelques temps, on est souvent contacté dans une réponse à notre publication. La popularité de la page grandissant, on gagne en visibilité et les personnes concernées découvrent de plus en plus rapidement qu’elles sont présentes sur Disruptiveholin. À chaque fois, on explique notre démarche, certains comprennent, d’autres non.

Steven : Oui, notamment par une étudiante qui s’était approprié un poste de Pôle Emploi pour expliquer comment chercher une alternance. On s’est expliqués entre adultes et finalement elle a même trouvé son bonheur grâce à la petite émulsion qu’on a causé sur Twitter.
Sinon la plupart du temps quand les épinglés se manifestent c’est pour venir s’écharper dans les commentaires avec des twittos aussi polis que peuvent l’être des militants FI sous couvert de l’anonymat. Dans ce cas on prend la posture de la Suisse pendant une guerre mondiale, on observe le spectacle et on profite.

C’est quoi votre top trois des posts les plus cons que vous ayez lu sur LinkedIn ?

Peter : Top un, j’en ai parlé un peu plus au-dessus, Sabia Mokkedem et son espionnage d’employés. En deux, un classique qui a disparu, et celui-là même qui nous a motivé à faire ce compte, “ses premiers mots étaient cashflow avant de dire maman”. Pour conclure, en trois, je mettrais l’oeuvre complète de Michael Aguilar. On pourrait programmer un bot qui twitterait chacune de ses publications Linkedin sans avoir peur que ça ne soit pas drôle.

Steven : Autant demander à un consultant de choisir sa cravate préférée. On va écarter les superstars du réseau et privilégier les petits disrupteurs qui méritent plus de reconnaissance :

1. Florian « Alain Delon » Guillaume
2. Augustin « Droit du travail » Charpentier
3. Géraldine « Top Gun » Jaioubliésonnom

C’est quoi le pire : les normies qui postent des images de minions sur Facebook, des entrepreneurs-leaders qui s’auto-sucent sur LinkedIn, ou des apprentis-putes-influenceurs qui pondent du contenu sponsorisé sur Instagram ?

Peter : J’élimine d’office les minions sur Facebook. Je serai tenté de dire les apprentis-putes-influenceurs Instagram. Contrairement à eux, les entrepreneurs-leaders ne cachent pas leur amour du Capital (NB : ne pas confondre avec l’ouvrage éponyme de Marx), de l’entreprise, du blé et de la société telle qu’elle tourne. Il faut leur reconnaître ça. Quand je vois des instagrameuses qui font du fitness et du bodybuilding pour finir en soirée privée Philip Morris x Eristoff, ça me fait doucement rire. Avec ça, elles ne démontrent pas grand chose à part une belle maîtrise du grand écart.

Steven : Les trolls qui profitent de l’anonymat pour se moquer lâchement sur Twitter.