Les anti-foot sont des gros cons

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Mardi soir, y avait foot. Et comme d’habitude, deux écoles se sont affrontées. D’un côté, souvent alcoolisée, une foule de joyeux drilles parfois un peu benêts qui caressent l’espoir d’aller tripoter des fesses en Russie ; de l’autre, moues boudeuses et lunettes vissées sur le cul, ça conspue ces pauvres beaufs qui se branlent devant onze abrutis courant après un ballon et ça s’imagine disrupteur de niveau dix en partageant ce genre d’ineptie condescendante sur Facebook :

 

 

Les gars, que vous n’aimiez pas le football et l’adhésion populaire qu’il suscite, ok, pas de souci, mais par la grâce de Maradona, arrêtez deux minutes vos simplifications de petit prétentieux s’imaginant l’espace d’un instant élite intellectuelle de la Nation après avoir refusé de regarder la diffusion d’un sport à la télévision – tout en s’empressant de le faire remarquer sur les réseaux sociaux. Penser que seuls les abrutis sont capables d’aimer ce sport ou, pire, penser que les amateurs de football sont tellement obnubilés par le ballon rond qu’ils en oublient la merditude de leurs systèmes politique et économique parce que “hein bon cé la coupe du maunde”, c’est démontrer toute son idiotie.

Après, oui, les salaires des professionnels n’ont aucun sens. Mais est-ce l’apanage du football ? Bah non : parmi les cent sportifs les mieux payés au monde, moins de dix pratiquent le football. Alors pourquoi rester bloqué sur ce sport ? Puis s’ils gagnent tant d’argent ces enculés, c’est tout simplement parce qu’ils en rapportent beaucoup, aussi. Ouais, des mecs avec des Q.I. d’huîtres gagnent en une demi-heure plus que ce que je ne ferai en dix ans, tout cela pour tenter d’la mettre au fond, du filet ou d’un champ de rondelles, c’est au choix. Mais, au final, je n’ai qu’à m’en prendre à moi-même. Je n’avais qu’à bosser mon jeu de jambes au collège plutôt que de rincer ma Gameboy.

Quand je vois dans mon fil d’actu qu’à côté des élans de joie figure une majorité de râleurs incapables de tolérer le bonheur – bruyant certes – des autres, bah ça a tendance à me faire bondir. La fête se retrouve gâchée par des grincheux se fendant de pronostics et d’analyses faisant passer Dugarry pour un génie.

 

« Gagneront pas la finale ces abrutis, ça sert à rien de se réjouir ».

 

Mais ta gueule, qu’est-ce que tu en sais ?

Et puis je t’emmerde, toi qui es bien trop bon pour ce sport de couillons. Laisse moi kiffer ces accolades crypto-gay entre Gi-j’aideuxpiedsgauches-roud et Mbappé, laisse-moi être un beauf avec mon plateau pinard-fromage devant un France – Belgique.

 

 

Cet article a été écrit initialement par Pauline en 2013, il a été remis à jour par Michel.