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Holy Motors

Si la masturbation est encore tabou dans certaines cultures reculées, pratique mal perçue, fruit du démon manuel, pour d’autres, onanisme rime avec cérébralité, a tel point qu’il devient art et fini en salle au coin de la rue.Pornographie me direz vous ? Que nenni, on parle de vision d’auteur, d’univers, de faire partager, un message, une vision ! C’est vaguement ce qu’on comprend en allant s’essayer au genre branlette de cerveau, avec HOLY MOTORS de Leos Carax.

Pourtant tout avait bien commencé, une légère ivresse, grâce au vin rouge du pays du gard, une ravissante demoiselle à mon bras, avec des atouts tout partout ; un dîner qui se termine et une seule hâte en tête passer au dessert, cependant comme avec toute bonne parisienne qui se respecte, il faut souvent passer par une case « culture » et donc tout naturellement nous convenons d’un endroit sombre pour parfaire notre intimité, le cinéma était un endroit approprié, nous allions donc nous jeter à corps perdus dans la salle où était donné le nouveau leos carax.

Sur le chemin où je lorgnais constamment dans son décolleté rebondissant, j’essayais de glaner des infos précieuses sur l’oeuvre, 1h55, qu’il avait bien faillit faire partie des finalistes pour la palme d’or, en connaissant la polémique sur le dernier palmarès cannois désastreux.. je feins le pire. L’histoire si on peut oser la nommer, égrène les aventures de Dennis lavant, un acteur qui joue un acteur se déplaçant dans une limousine qui au gré des contrats qu’on lui propose incarne tour a tour des personnages sensés refléter la vie.. la mort.. la société.. les images

Alors soyons clair, même avec deux grammes dans chaque bras, rien ne passe avec cette bouse qui est un amalgame de 9 sketch tous aussi mal branlés qu’un film porno gonzo philippins, a savoir que tout est prétexte a un délire visuel inaudible, où est l’histoire ?? Quel est le message ? Les images défilent sans aucun lien on assiste a une invitation étrange dans un univers étrange qu’il faut sans cesse décoder…
Denis Lavant superbe acteur de théâtre, un homme de et à texte est ici réduit a faire le pitre dans des segments narratifs tous aussi abscons et vide de sens, quelle singulière mise a mort de ce formidable acteur qui est ici un pantin mal dirigé car le fond du problème est là.
En écoutant les critiques des « gens du cinéma » on s’aperçoit rapidement que le leos carax a mis plus de 10 ans a faire son film ses producteurs lui ont redemandé de retravailler le scénario, il a fallu retrouver des sous… mais malgré tout ce recadrage l’escroquerie est ici grotesque.. nous avons encore en France la possibilité de faire ce genre de long métrage bravo.. ce réalisateur est en Freestyle,
Des noms aussi sympas qu’énigmatiques tentent de changer la donne, Eva Mendes (comment est elle arrivée ici ?? un problème de traduction dans son contrat ?) qui fait de la figuration dans un sketch où elle se fait enlever dans les catacombes parisiennes par un Dennis lavant métamorphosé en quasimodo… il y a notamment pour tous les fans de chibre bien dur, le penis de Denis lavant en action.. pendant 2bonnes minutes..

Bien calé dans son fauteuil, ma voisine est subjuguée par l’essai visuel, je ne peux m’empêcher de penser que ce film est à la fois une cellule de dégrisement a lui tout seul et surtout un tueur de libido.
Kylie minogue dans une séquence chantée pleine de mélancolie et chiante à souhait n’y changeront rien, ce film est un mystère, un ovni qui s’est écrasé..dans un désert d’indifférence.
Pourtant on se laisse entraîner, dans l’univers du réalisateur, pola x et les amants du pont neuf ont été des chefs d’œuvre en leur temps, mais force est de constater que là, rien ne colle vraiment, il y a pleins de bonnes idées, sur l’impact des images sur notre société, sommes nous des acteurs en train de jouer notre vie ?? « Sortons de la matrice » dira dans le fond de la salle un vieux beau. Bref ça pue la private joke, le délire perso.. a plusieurs millions d’euros !

Le film se termine enfin je me lève avec l’envie de dessert qui reprend le dessus, pourtant en sortant elle me dit qu’elle a adoré, mais que tout ça l’a bouleversé et qu’elle veut rentrer.
A se demander si je suis bien sorti du film… je rêve !
Une soirée de merde, ponctuée par un film de merde je rentre bredouille il pleut on se croirait en novembre, il ne me reste plus qu’à se finir a la main …. Chienne de vie !

  1. lanfisis Répondre
    Je crois que je préfère ne pas voir ce film. Merci.
  2. Adrien Gretter Répondre
    Une histoire : un homme qui déambule dans Paris tout la journée en endossant des rôles différents. Jusque-là ... Il y en a une. Message : le film est centré sur l'évolution du cinéma via la perception de l'image. Le message de Leo Carax est surtout centré sur la transformation des systèmes de caméra, qui passent au tout numérique. La Limousine en est la métaphore : le fait de voir Paris via les écrans dans la limousine fait le lien avec la caméra. De nombreuses références, le tout agrémenté par des scènes absurdes et très belles. Il n'y a pas obligation de tout saisir au cinéma, je crois qu'on l'oublie un peu souvent. Pour ce film, la subjectivité prime totalement, je ne vois même pas l'intérêt d'en faire une critique. De plus l'appeler " bouse ", alors que certaines sont magnifiques, et ça que l'on aime ou pas, qu'il y a volonté de faire original, que l'on peut trouver à ce film les explications que l'on désire. Je comprends qu'on n'aime pas, mais qu'on le descende à ce point, comme on le ferait pour une série Z, c'est triste.
  3. py Répondre
    tu résumes assez bien les articles des cahiers du cinéma, et de télérama, je note quand meme que pour un film censé dépasser la culture moderne de l'image qui sommes nous avec ces écrans?? bla bla bla... le traitement est purement classique voire plan plan, de plus leos carax hait le numérique... c'est sur on est pas obligé de tout saisir, mais de la a faire perdre les spectateurs en route... le cinéma on doit y aller avec ses couilles et surtout son coeur, je maintiens que c'est escroquerie parce que c'est prendre les spectateurs pour des cons.. ce genre de film n'a pas sa place dans un systeme de distribution classique, mais purement parisien intra muros, histoire de faire mousser les bobos bien pensant! de plus vu le nombre de spectateurs on voit tout de suite qu'on ne le reverra pas de sitot derriere une caméra... amère justice

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