logo

Severance

N’écoutez jamais les conseils du führer qui tient ce site. Le garçon en question m’a vendu Severance comme un film crétin, c’est à dire à savoir cool, drôle et (si possible) vulgaire.

Ne tenez pas vraiment compte de la jaquette. Celle de Severance porte la manchette ‘Vous allez aimer votre job…!’. Ça sent, tel que le résume d’ailleurs ce phare de la conscience qu’est Allociné, l’amusement foiré au sein d’un cadre professionnel. Le film étant anglais, on espère que tout parte rapidement et le plus crétinement en vrilles. D’ailleurs, le bout de jambe et le sang maculant le bas de l’affiche traduisent qu’on va bien (s’)éclater!

Par contre, regardez toujours les bande annonces. Je ne le fais jamais, par une recherche maximale de surprises. J’aurais dû. Je viens de le faire. Tout est là. Mais vu qu’on me paye chez M-I une petite fortune, je vais quand même aligner du caractère.

Severance est un survival. Pas besoin d’avoir un très haut niveau d’anglais pour capter qu’il s’agit du genre de film où la survie est thématique. Des milliers de productions se rangent dans cette catégorie toujours très violente/humiliante/terrifiante/gore, où les acteurs disparaissent un par un, dans des conditions très trash ou au contraire très baroques.

Au début, OK, tout commence bien. Enfin, exception faite de l’avant générique, d’emblée riche en hémoglobine sur fond folk joyeux. Retour à l’humour anglais derrière. Ce début relativement cocasse s’achève au bout de la dixième minute, genre. Ensuite, c’est la forêt, et pour parodier un autre survival, la forêt a des yeux. Et des armes. Et le vice. Et une putain d’envie de zigouiller tous ceux qui osent la pénétrer. Alors, progressivement, on en vient au carnage. Un vrai carnage, ne pouvant aller crescendo: dès le début, c’est horrible.

Évidement que je vais rien raconter d’autre. Ceux qui détestent ce genre de film en sont déjà écœurés, et les autres (salut les vicieux!) l’ont soit déjà vu, soit vont s’y précipiter, et je tiens pas à leur gâcher leur pervers plaisir. Apportons simplement quelques éléments. L’humour anglais est bien présent, mais par touches, qui fonctionnent étonnamment dans pareille atmosphère. Le gros point d’interrogation qui plane au final est plutôt bien trouvé. Danny Dyer, avec sa gueule de beau gosse ravagé à l’ecstasy, et déjà aperçu sur le crétin gore Doghouse, est un acteur génial. Découvrez le reste.

Et signalez moi de vrais films crétins, please.

Laissez un commentaire

Connectez-vous avec:
*

captcha *