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DeadHeads

Les zombies sont nos vampires modernes. Le cinéma a désormais exploré avec eux à peu près tous les champs possibles, du supra gore au méga couillon en passant par le désespérant (souvent). Devenu bankable, le zombie, cette obsession moderne, inspire dés lors toutes sortes de productions possibles. Les écrans sont leurs repères et le monde entier leur univers. Toute la planète? Non! Quelque part en Europe, un chroniqueur spécialisé dans le registre « film crétin » parvient à repousser leur horde maléfique en faisant feu sur les productions putrides.

Cette vigie impitoyable va-t-elle faire feu sur DeadHeads? A tous les coups oui, bien que les balles restent pour l’heure dans le chargeur. Le point de vue situationnel met en effet en exergue un bien curieux paradigme: des zombies s’étonnant d’être devenus zombies. On pourrait tirer de pareil positionnement une production existentialiste, avec une puissante réflexion philosophique… si on n’avait tourné l’affaire aux Etats-Unis et que Shaun of the dead et autre Zombieland n’étaient passés par là. De fait, l’option retenue est celle de la rigolade décomplexée mâtinée, n’oubliez pas la provenance, de romance façon collège US.

Bon, pour la faire courte, on a vu mieux, et pas qu’un peu. Néanmoins, DeadHeads, ultra trompeur quant à la jaquette, met en scène quelques situations cocasses et des acteurs pas totalement nazes, ce qui en soit est une source de bel étonnement. Bien entendu, le manichéisme a ici élu domicile et le final ne dépareillerait pas dans American Pie vol. 32. On s’étonne toutefois de prendre un certain bon temps devant cette production qui, en dépit de son calibrage, semble avoir largement loupé sa cible du point de vue commercial. Bref, on cartonne sans remord. Ou à peine.

Quant aux férus de contenus plus denses, on leur conseillera davantage Zombies of mass destruction, revendicatif sous son onctueuse couche de crétinerie.

  1. david buros Répondre
    Sympa comme film :)

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