Depuis notre mise en ligne de quelques photos de culs de fans baisables de Slayer une question me taraude : ‘est-ce là l’unique façon de représenter les femmes dans le milieu – très masculin – des musiques saturées ?’. Dans une vision fantasmée des scènes punk/métal/hardcore & co, où chacun clame haut et fort son ouverture d’esprit, la réponse serait clairement non. Seulement, soyons honnêtes deux minutes, le rap bling bling n’a pas le monopole du sexisme de papa. J’en veux pour preuve Ben Weasel qui, l’an dernier, allait jusqu’à frapper et insulter des femmes sur scène. OK, cas isolé sur la forme. Mais pas tant que ça dans le fond car si l’on s’intéresse à l’évocation des femmes dans les magazines/webzines spécialisés on découvre qu’elles en sont régulièrement réduites à dévoiler leurs nibards. Regardez ainsi le calendrier de Revolver sur les chanteuses métal les plus bandante ou encore les élections de miss sur radio métal.

Plutôt plaisant à l’œil il est vrai. Mais triste. Triste en effet de réaliser que ces pisseuses ne sont là que pour titiller notre libido de mâle alpha. La faute à qui ? A un milieu spécialement machiste ? Évidemment que non. Allumer sa TV suffit à se convaincre que le problème est récurrent dans tous les pans de la sociétés. Certes cela a de nombreux avantages. D’abord pour nous, les hommes, dans le milieu professionnel où n’importe quel peigne cul touchera toujours 20% de plus que son homologue productrice d’ovaires. Ensuite pour elles, toutes incapables qu’elles sont à porter des trucs lourds, dans le milieu artistique où n’importe quelle connasse montrant ses nichons attirera toujours 2 000 fois plus de médias que tout groupe intègre (enfin moche quoi). Qui, en effet, a déjà prêté une oreille attentive aux clips de Crucified Barbara, Kittie, Lita Ford ou encore In This Moment ? Personne. Tout le monde veut juste voir ces putes se dodeliner au rythme d’une musique imbitable.
Ben alors, à quoi est-ce dû tout ça ? Question qui, au final, en amène à une autre : vous en connaissez beaucoup, vous, des formations respectables avec une frontman qui défonce ? De tête : Walls Of Jericho, The Distillers/Spinnerette, Lemuria, The Creepshow, Star Fucking Hipsters, HorrorPops, Civet, Iwrestleabearonce, Kylesa, Agoraphobic Nosebleed, Arch Enemy, Sleigh Bells, Juliette and the Licks, Made Out of Babies/Battle of Mice, … La liste est loin d’être extensible. En clair, on manque clairement de gonzesses. Et c’est bien là le soucis. Peu présentes, réduites à tortiller de la croupe pour faire parler d’elles, il nous faut recruter. En masse. Et pas des catins de type Maria Brink. Non. Des femmes combattantes. Talentueuses. D’ailleurs, comme le souligne persephonemagazine.com il nous faut un retour du mouvement Riot grrrl. Quoi de mieux en effet qu’une poignée de groupes féminins pour séduire d’autres femelles ? Effet boule de neige tout ça …
Bref, ce n’est pas à Refused de revenir sur scène. Mais plutôt à Bikini Kill, L7, The Runaways et Babes in Toyland ! We need to start a girl riot !


