Bordel, c’est toujours aussi dur d’écrire une chronique sur un album qui me plait. D’habitude j’arrive même pas à aller jusqu’au bout, j’abandonne ma prose à mi-parcours, édifié que je suis par la platitude de mon argumentaire. C’est plus facile d’aligner les métaphores débiles pour allumer un artiste, qu’au demeurant personne n’aime, que de trouver les mots justes pour faire passer un ressenti positif. Alors je ne vais pas me torturer mais plutôt me la jouer cool en ouvrant les robinets. Advienne que pourra.
Alt-J c’est une brume cotonneuse d’arpège de guitare et de nappes de piano. Alt-J c’est comme s’endormir calmement dans la mousse d’un cappuccino tout en étant bercé par le bruit de la pluie sur les carreaux. Alt-J c’est être assis sur une pierre face à une mer d’huile au dessus de laquelle brille faiblement un soleil de Décembre. Alt-J c’est manger une tarte aux quetsches encore chaude . Alt-J c’est survoler un troupeau d’étalons galopant à travers les steppes caucasiennes dans l’ULM de Yann Arthus-Bertrand mais sans Yann Arthus-Bertrand. Alt-J c’est un tout petit oiseau, un peu moche, un peu déplumé, que tu gardes dans une boite à chaussure car tu sais que même avec une pâte cassée, il pourra revoler. Alt-J c’est chouette.
