Emmanuel Macron, le papa de la pub Kinder souhaitant détruire les notions de gauche et de droite

Emmanuel Macron, le papa de la pub Kinder souhaitant détruire les notions de gauche et de droite
AUTEUR

Max Osti

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Le

Croyez-le ou pas mais Fier Panda a envie de vous parler de politique. Pendant longtemps, l’ursidé ne se considérait pas légitime pour le faire, mais BFM TV a bien un service culture, alors il n’y a pas de raison. Après avoir évoqué l'ordure Manuel Valls et le dangereux Fillon, nous parlons aujourd'hui d'Emmanuel Macron.

Je constate que Macron risque d'être élu Président de la République le dimanche 7 mai 2017 parce que « gauche » et « droite » sont devenus des synonymes de « branleurs » et « fils de pute ». Le premier glandu qui arrive, avec un peu de thune dans les poches, un peu de réseau, zéro amour propre, et qui dit : « Oui non, mais, voyez-vous moi, je ne suis ni de gauche, ni de droite », eh bah, ce mec ramasse easy une grosse proportion de la cyprine produite par les organes génitaux des citoyens du royaume de France, et donc leurs votes.

Je voulais donc un peu expliquer, à ma sauce, ce que c'est que la gauche et la droite, et c'est quand même un peu important de savoir ça ! Je vais essayer de faire ça sans porter de jugement. Alors historiquement, si vous ne le saviez pas, la gauche et la droite, ça vient du 11 septembre 1789 (11 septembre, comme par hasard, ça pue l'islamo-gauchisme reptilluminazi franc-maçon), jour où les députés de l'assemblée constituante de la révolution doivent se décider si oui ou non on file un pouvoir législatif au roi ; ceux qui sont pour se foutent tous ensemble à droite de l'assemblée, ceux qui sont contre se foutent à gauche, et paf, ça fait des chocapics. Alors bon, c'est bien beau, mais un an plus tard, cette question de pouvoir du roi, tout le monde s'en tartine le fion, puisque le roi, il a entamé un processus de décomposition organique irréversible. Néanmoins, de ce fait, a été associé à la gauche la notion de progrès et à la droite la notion de conservatisme. Ce qui s'amplifiera encore sous le second empire, période de révolution industrielle et de développement des doctrines socialistes. Bon, personnellement, j'aime pas trop cette idée de progrès = gauche / conservatisme = droite, et je vais tout de suite vous donner une définition que je trouve mieux, que j'ai lue un jour dans un bouquin d'André Comte-Sponville :


 

« La droite veut la grandeur de la France et la gauche veut le bonheur des Français. Ce qui ne veut pas dire que la droite ne veut pas le bonheur des Français ou que la gauche ne veut pas la grandeur de la France ; cela veut dire que pour la droite, le bonheur des Français passe avant tout par la grandeur de la France, et que pour la gauche, la grandeur de la France passe avant tout par le bonheur des Français. »

 

J'aime bien cette définition parce qu’elle permet de comprendre des trucs ; notamment le fait qu'il y ait plusieurs droites et plusieurs gauches, parce qu'on peut envisager plusieurs manières de rendre la France grande et plusieurs manières de rendre les Français heureux. Par exemple, à droite, on a Le Pen qui pense que la France était grande avant et qu'il faut donc faire ressembler la France à ce à quoi elle ressemblait avant que les méchants bougnoules viennent nous empêcher de manger notre saucisson… Et on a, ne disons pas Fillon, mais plutôt Juppé, qui va considérer que c'est par la puissance économique que l'on rend un pays grand, et que donc, mon coco, il est hors de question que tu prennes tes RTT, et tu vas retourner me faire ce powerpoint mieux que ça, et fissa.

Ça permet aussi de comprendre pourquoi la gauche est devenue si faible (je parle des cinquante dernières années, ne venez pas me causer du quinquennat d'Hollande) ; dans un contexte hyper-capitaliste où elle aurait pu avoir un boulevard pour bien poser ses idées, elle s'est fait chiper le désir de bonheur des gens par le marketing, qui lui, a été développé par des mecs qui voulaient plus de thunes, donc plus de puissance économique, donc plus de « grandeur ». Donc des gens de droite.

 

"On en arrive à aujourd'hui : un ex-banquier candidat à la présidentielle se dit 50 % de gauche"

 

La gauche, ne comprenant pas ce qui lui arrivait, a donc dû faire compromis sur compromis, jusqu'à ce qu'elle ne sache plus comment elle s'appelle, et on en arrive à aujourd'hui : un ex-banquier candidat à la présidentielle se dit 50 % de gauche. Le mec a 39 ans, la gauche était donc déjà en crise quand il a commencé les affaires, et au moment où il est entré en politique, le PS avait un système immunitaire défaillant, donc il a laissé entrer l'agent Smith, et il est en train de transformer les Français en agents Smith.
Ce mec président, c'est la France du futur de Pascal Brutal (je vous invite à vous renseigner, si vous ne connaissez pas). Il va tout vendre.

Tout ça pour dire, que je n’arrive pas à comprendre que les gens ne voient pas que Macron est un putain de robot, que je me sens un peu seul quand mon corps a des spasmes à l'écoute des mots « entreprendre », « business plan », « flexisécurité », « uberisation », que j'ai l'impression que tout le monde est paumé, parce que ça fait cinquante ans que le citoyen a été remplacé par le consommateur et qu'il choisit son président comme on choisit un yaourt. Il y a quelques années, je voulais patater Brice Hortefeux parce qu'il avait lancé une circulaire autorisant les keufs à jarter les Roms de n'importe où, n'importe comment. Aujourd'hui je veux patater Macron, juste parce que je peux plus blairer sa gueule de papa de pub Kinder. Savatez-moi ce baise-vieille.

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