Les free huggers, ces champions du QI à deux chiffres

Les free huggers, ces champions du QI à deux chiffres
AUTEUR

West

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Sexe, drogues, argent sale, prostitution : les free huggers, qui sont-ils et quels sont leurs réseaux ? Comment échappent-ils à la dignité humaine et comment se reproduisent-ils ? Autant de questions auxquelles je vais tenter de répondre.

Premièrement, qu’est-ce qu’un free hugger ? En janvier 2015, la prestigieuse Académie Française a défini ce terme de la façon suivante :
 

« Personne pratiquant les câlins gratuits ou free hugs (expression anglaise signifiant littéralement étreinte gratuite). Possède généralement un quotient intellectuel (QI) à deux chiffres.»


Après avoir souligné la lucidité des immortels, pourtant plus proches de la mort que n’importe qui d’autre, étudions maintenant le cas du patient zéro : en 2006, Juan Mann est seul et dépressif. Pour mettre fin à son désert affectif, il tente de câliner des visiteurs du centre commercial où il travaille, mais la police le stoppe, parce qu’il est bien gentil mais on n’est pas au nouvel an de Cologne ici. Ni une ni deux, Mann démarre une campagne et un site Internet afin de légitimer sa pratique déviante. Le succès est planétaire et provoque une effervescence qui ferait éjaculer n’importe quel chroniqueur de Buzzfeed. Son site est toujours disponible, et vous pouvez même y acheter un t-shirt blanc basique avec l’inscription free hugs pour 25$. Hey, quand on a trouvé le bon filon, ça serait con de creuser à côté.

Qui sont ses disciples ? Il convient d’en définir trois grands types :
 

L’apprenti bouddhiste


Des pancartes « Je suis musulman, pouvez-vous me faire confiance ? », ou « L’humanité ne connaît pas de race » sont devant lui. Proches de l’adolescent hippie et autres chevreuils blancs des Internets combattant le mesgenrisme, ces personnes se réunissent afin de soutenir des initiatives citoyennes tout en citant Gandhi. Leur vie est une suite de rencontres vertigineuses et extatiques qui remplissent de joie leur karma chamanique ainsi que leur sarouel issu du commerce équitable. Ils aiment donner quelques leçons de morale sur notre manière d’aborder la vie et nos interactions avec autrui, le tout en nous précisant que notre voie n’est pas la bonne. Ils nous invitent enfin à multiplier les voyages et les expériences pour se découvrir et trouver la paix. Ces Nicolas Hulot sous MD méritent un bon pointard dans le nez.
 

L’apollon


Minoritaire au sein de la pratique, cet individu, essentiellement masculin, a flairé la bonne affaire. Athlétique, torse nu, faisant virevolter sa pancarte selon ses muscles, il est là pour scorer. En effet, il a lu sur SeductionbyKamal.com et ArtdeSéduire.com qu’un physical contact avec la target allait faciliter ses chances de closing de 34 % ! Au-delà de ses instincts, il va même tolérer d’étreindre des moches afin d’augmenter sa social proof pour attirer les HB. De plus, il ne manque à cet alpha male que 17 dates pour être reconnu pick-up artist par ses pairs. Ces pigeons de deux-trois leaders d’opinion bien gogoles méritent de manger par le menton leur surplus de protéines.
 

Le désespéré


La catégorie des galériens. À la recherche de tendresse, ce free hugger préfère exercer son activité dans des endroits restreints, où il se sent à l’aise. À une convention jeux-vidéo, par exemple, en tentant maladroitement un free hug auprès d’une cosplayeuse aux mamelles bien laiteuses déclinant tendrement l'invitation. Elle était pourtant si bonne. Trop timide pour s’exposer sur une place du centre-ville, lieu qui ferait néanmoins augmenter sa social awareness, il consulte, comme l'apollon, des sites d’apprenti-séducteurs en navigation privée. Ce corps frêle couleur dragée de mariage mérite une balayette laser sur le parking de la Japan expo.

Concluons avec les bons mots de Jean Dion :
 

« Le quotient intellectuel d'un groupe est égal à celui du plus imbécile de ses membres. »


Fuyez les free huggers.