De la cyprine dans les urnes : à la découverte des groupies politiques

De la cyprine dans les urnes : à la découverte des groupies politiques
AUTEUR

Jean-Louis Connard

PUBLIÉ

Le


Quelle femme n'a jamais rêvé de devenir groupie ? Comment résister à l'appel de la route quand on peut rouler aux côtés de ses chanteurs de rock préférés ? En effet, la perspective de pouvoir participer aux orgies de chambres d'hôtel en compagnie de vieux moches aux cheveux longs est aguichante, au risque de marcher pieds nus sur une seringue ou de glisser sur la flaque de vomi laissée par Nicko McBrain. Même votre mère aurait tué un caniche pour pouvoir pomper le dard de Mick jagger, alors qu'aujourd'hui c'est votre père qui tuerait votre maman pour avoir un caniche.

Depuis peu, une nouvelle race de groupie s'est installée : la groupie politique. Elle crie son amour pour son champion, rêvant à des nuits torrides et engagées, où elle pourrait jouir en criant "Vive la France". Elles sont de tout bord, gauche, droite, extrémiste, mais les plus drôles et les plus convaincues restent celles affichant leur soutien au grand perdant de la primaire de droite : Nicolas Sarkozy.

 

 
 
 

Elles se tiennent là, disponibles, fébriles, parées aux dediboobs à la moindre demande de leur idole. Certes, il est difficile d'imaginer qu'on puisse fantasmer sur Sarko. Je vois mal où est le plaisir lorsque, lors d'un 69, on se fait bouffer la chatte les orteils de l'ex-président dans la bouche. Mais, en y repensant, c'est tout à fait crédible. Moi-même, je ne refuserais pas de prendre en levrette Mme Lagarde, lui donnant des coups de cravache à chaque fois que sa mèche blanche me glisserait des doigts.

 

 
 

Quand des groupies affrontent d'autres groupies, nous assistons à des joutes délicieuses dignes des meilleurs bastons de collégiennes. C'est un peu comme si les fans de Tokyo Hotel cherchaient des noises à celles de Christophe Maé. Chaque partie est si convaincue, qu'on a plus l'impression d'avoir affaire aux soldats du Nouvel Empire Gear qu'à des gens doués de discernement.
 


Ces groupies connaîtront finalement le même destin que celles des générations précédentes. En effet, les familles politiques finissent toujours, comme tous les groupes de rock, par splitter. Il ne leur restera que leurs doigts et une vieille bouteille de Suze pour revivre leurs années de militantisme avec nostalgie.

Du même auteur