Les clés du choix entre cul ou nichon d'après l'existentialisme

Les clés du choix entre cul ou nichon d'après l'existentialisme

Toute personne sérieuse est un jour confrontée à cette question déterminante : plutôt le cul ou plutôt les seins ? Cette question est sur toutes les lèvres depuis bien longtemps, au point même que pornhub aurait souhaité apporter sa pierre à l'édifice en divulguant les préférences par pays. Un simple sociologue y verrait là l'expression d'un déterminisme social qui ne serait qu’une banale construction toute relative. Mais en réalité la question est infiniment plus profonde, elle n’est pas pour ces lavettes de sociologues mais pour les vrais gars de l’existentialisme. Elle fait partie de celles qui guident les penseurs jusqu'à l'essence de l'Homme.
 

Le cul ? Les seins ? Les rageux diront lourdeur, les vrais diront philosophie.
 

C'est toute la philosophie de l'existence qui est mise à contribution. De Kierkegaard à Sartre, tous les boss du philo jeu y ont mis les mains. Car cela ne concerne pas la science mais plutôt sa MILF de mère qu’est la métaphysique.

Qu'est-ce que les seins ? C'est un cadeau que la nature fait à l’être humain et s’il y a bien quelque chose qui caractérise la nature c'est qu'elle n'en a rien à foutre. C’est elle qui décide, elle distribue à sa guise les poitrines généreuses, laissant sur le carreau une majorité de malheureuses de façon tout à fait random. Avec les nichons, on est sur l'être-là de l'Homme, c'est la réalité empirique qui nous saute à la gueule. C'est l'humain réduit à son animalité. Les nichons nous montrent l’humanité réduite à l’état de nature, c’est l’humain dans la nature, lui appartenant et s’inclinant devant elle comme l’animal qu’il est. Avec le sein il n’y a pas de liberté, c’est un domaine où le déterminisme règne en maître. Une fonction nous est donnée à la naissance et rien ne peut y faire. La seule façon de s’en accommoder est simplement d’accepter.

Du fatum stoïcien, à la substance de Spinoza, la sagesse antique est là pour nous aider à supporter la détresse dans laquelle nous met cette condition. C’est dans l’acceptation qu’est le salut. Car pour ces penseurs la réponse est toute trouvée : c'est Dieu lui-même (tant qu'à faire) qui s'occupe de ça. Nous ne sommes que des créatures soumises à la volonté divine. Dieu a un dessein et nous on regarde et on admire. Tu trouves que tu as de trop petits seins ? DEUS VULT déso ! Tu acceptes le plan du Seigneur et tu t’en réjouis. L’individu n’est rien et appartient à un grand tout.

Mais imaginez alors si en fait Dieu n'existe pas, ou alors comme le disait Hume : peut-être qu'il existe mais si ça se trouve il est pas si balèze, voire tout pourri. Ce serait bien le bordel car nous redeviendrions de simples corps mécaniques bercés dans l'illusion de notre propre importance. Des animaux se pensant différents du reste de l'univers alors qu'en fait ils sont bien comme les autres ; ce qui, quand même, pique un peu le cul après avoir été sur la Lune.

On pourrait donc, à ce stade, tomber dans la résignation. Penser que, petits ou gros boobs, tout est joué d'avance et que nous n'avons aucune emprise sur nous-mêmes et notre vie.
 


Mais c'était sans compter sur une petite clique de philosophes et des haltères de cent kilos.
 

Si la liberté existe bien alors le cul en est le héraut.


C'est avec le cul que l'Homme transcende. Le cul c'est l'humain qui prend conscience de lui-même et qui met une patate dans les dents de Mère Nature. C'est, comme le dit Karl Jaspers, le moment où celui-ci sort de son être-là et saisit son être-soi en faisant des squats. S’arrachant des griffes d’un déterminisme se voulant unique vérité, l’être humain met à bas le fatum, fait fi de la substance et se pose comme seul maître de lui-même. Par sa volonté et son cardio il reprend les rênes de sa vie en refusant un physique qu’on lui aurait attribué à la naissance. Certes les seins ne changeront pas, sur cela on ne peut agir. Ce serait comme chercher à survivre en ne se nourrissant que de lumière : audacieux mais assez vain. C'est un rappel à l'ordre pour que cette fenêtre de liberté ne nous fasse pas devenir complètement con ; une sorte de memento mori nous susurrant à l’oreille : rappelle-toi que tu n’es qu’un Homme. Certes nous ne sommes pas des Dieux, notre volonté ne fait pas l’univers, mais l'opportunité d'augmenter la taille de notre boule fait notre essence : ni divine, ni vraiment animale, pleinement humaine. En sculptant son cul, l'être humain saisit sa liberté et c'est là que son essence se révèle pleinement. Il sort enfin de son animalité pour crier « Je suis » à travers un corps qu’il domine enfin.

Il y a donc deux camps, ceux qui voient la quête de liberté qu’est la réappropriation du corps comme un affront fait à la nature par d’énormes beaufs perdus dans la vacuité de se vouloir supérieurs. Ceux-là, penchant plutôt dans la préférence mammaire, ne cherchent pas la transformation du monde par l’Homme. Ainsi tels une partie des anciens penseurs, c’est vers l’acceptation de soi qu’ils se tournent. Préférant un changement du regard et une body-positivité à un combat perdu d’avance. L’Homme n’a un sens que s’il est rattaché au grand tout dans lequel il évolue. Chercher le changement pourrait perturber le fragile équilibre de la nature. Apprenons à nous apprécier tel quel et nous apercevrons la beauté du monde dans son ensemble. C’est sous cette perspective holiste que nous rassemblent les nichons. Le monde est ainsi fait, unissons-nous et apprécions-le tel qu'il est. Les autres s’acharnent à ne jamais se satisfaire de ce qu’on leur a donné. Ayant le cul comme totem, c’est dans une constante construction de soi qu’ils se situent. Une recherche de liberté à travers la volonté de transcender sa condition. De sortir du déterminisme.

Pour les adeptes du boule, le sens se trouve dans l’action. Agir c’est exister et pas d’existence sans liberté. Aristote l'avait déjà dit à Nicomaque :
 

« Avec le cul on est dans la praxis, l'action qui transforme le sujet agissant. »


Ainsi, à l'inverse du nibard, le cul nous place sur un plan individualiste.


Chacun est responsable de lui-même et on ne peut juger quelqu'un que sur ses actes et non par rapport au groupe auquel il appartient. Il est libre d'agir, à lui de savoir comment il choisit d'utiliser cette liberté.

Alors être humain en tant qu’animal régi par la nature ou être humain comme liberté ? Culs ou seins ? Désormais nous pouvons choisir en toute connaissance de cause et ainsi mieux comprendre nos différences pour nous allier contre le véritable ennemi : les connards qui répondent « les yeux ».