Ce bon gros gland de Christophe Barbier

Ce bon gros gland de Christophe Barbier

Mercredi 16 août 2017, une odeur infernale de foutre s'empare du web français. Dans une sortie de route médiatique digne de la célèbre nationale 79, Christophe Barbier, l'éditorialiste en chef de L’Express, imagine un rap que les conseillers d'Emmanuel Macron auraient coécrit pour remonter sa cote de popularité. L’une chante alors que l’autre « fait du beatbox avec la bouche » (il a vraiment écrit « fait du beatbox avec la bouche »). Autrement dit, Christophe - pour les intimes - est en roue libre. Il a décidé de chier sur les murs et de cacher la serpillère.

Dès les premières lignes de ce rap-fiction d’outre-tombe, on est saisi par un profond sentiment de malaise ; un peu comme si, dans une boîte échangiste, on surprenait tonton sur maman et papa qui filme :
 

« Yo ! Yo ! Je suis le Kid, je suis le boss/Je suis le Prez, pour vous je bosse (…) ».


Christophe poursuit avec un refrain rédigé dans la même veine de toxicomane : 
 

« J’ai tapé Trump, t’as vu la trempe ?/Cogner Poutine, c’est ma routine (…) ».


En poésie, on parle de rime pauvre. Christophe Barbier vient d’inventer la rime punk à chien et il a plus de chance qu’on lui propose une corde pour se pendre qu’une collaboration avec la planète rap. Pourvu que la branche soit solide.

Sans surprise, avec sa prose remplie de clichés, Christophe a provoqué une tempête de merde de force 666. Mais Christophe ne s’est pas démonté. Interrogé par France Info, il a persisté et il a signé :
 

« Je vais peut-être mettre en scène Macron dans une battle à Bercy avec d'autres rappeurs ».


Je demande un temps mort. Qu’est-ce qui se passe Christophe !? Est-ce que tu traverses une phase de dépression ? Tu veux un anxiolytique ?

Depuis toujours, Christophe Barbier se caractérise par son style inimitable (et heureusement inimité). Il a tout de suite compris que, s’il voulait sortir de la masse des moldus médiatiques, il devait se singulariser. Si bien que pour rejoindre la première division des plateaux télé et devenir une star du journalisme, Christophe a déployé une stratégie impactante en 3 axes :

1. Un logo : comme Aristide Bruant avant lui, Christophe ne sort jamais sans une écharpe rouge nonchalamment posée sur ces deux épaules. Du coup, avec sa tête de canton suisse, il a l’air d’un cadeau perpétuellement ouvert. C’est un poil ridicule - surtout en période de canicule - mais ça marque les esprits, et puis ce serait un hommage à ses ancêtres Touaregs.

2. Du contenu : Christophe Barbier est l’un des premiers éditorialistes à avoir pris la parole en vidéo. Chaque jour, il partage ses analyses dans des mises en scène à cheval entre le porno amateur et la sitcom fauchée. Une fois, probablement victime d’une intoxication alimentaire, il s’est même caché derrière une plante en forme de palmier pour expliquer aux Français qu’ils devaient renoncer à leur cinquième semaine de congés. Étonnant non ?

3. La surprise : Christophe est toujours là où on l’attend le moins. C’est sa plus grande force, son super pouvoir à lui. Passionné de théâtre, il monte sur les planches au côté de l’humoriste Marc Jolivet (no shit) avant de tourner dans Doutes, une bouse filmique dont le visionnage de la seule bande-annonce suffirait à donner des envies de suicide à un gagnant de l’Euromillion.

Bousiller pour rigoler. Il suffit d’être du bon côté. Afin de parfaire sa triple stratégie et de protéger son rond de serviette sur les plateaux télé, Christophe Barbier s’est spécialisé dans la servitude. Christophe est un maître dans l’art de toujours se trouver du bon côté de la batte de baseball médiatique. C’est un suceur de nœuds qui ferait passer la chatte vermeille de Brigitte Lahaie pour un bouquet de jonquilles et Katsumi pour une simple joueuse de flûte.

C’est lors de la dernière élection présidentielle que Christophe a fait exploser ses talents de fellatrice, pratiquant, dans des déclarations de quasi soutien, des gorges profondes abyssales au candidat Macron. Aujourd’hui, il poursuit sa besogne avec ce rap qui rappelle les poèmes soviétiques que l’on écrivait à la gloire de Staline. Deviendrait-il aussi rouge que son écharpe !? Si oui, faut-il l’inscrire sur Insoumeetic ?

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